MAURYA


MAURYA
MAURYA

Le IIIe siècle avant notre ère fut une période exceptionnelle pour l’Inde. Profitant des ébranlements provoqués par l’invasion d’Alexandre, la dynastie indigène des Maurya réalisa à son profit l’unification politique de presque tout le sous-continent. Jamais auparavant, et jamais par la suite (empire britannique excepté), autant de territoires indiens ne furent réunis sous le même pouvoir, national qui plus est. Certaines sources, contemporaines des événements, nous permettent de connaître ce moment très important de l’histoire de l’Inde et même, fait extraordinaire en Inde, d’en pouvoir donner une chronologie précise à quelques années près. La légende indienne fait remonter à cette époque la fixation de la science politique, le développement du bouddhisme et celui du jaïnisme. C’est le temps où la circulation monétaire devient importante, où apparaissent les premières inscriptions, les premiers témoignages linguistiques datés et localisés avec certitude. C’est à cette époque enfin que l’on peut attribuer les débuts de la sculpture en pierre et de la grande architecture en Inde. Les vestiges en sont peu nombreux; leurs dates sont parfois discutées, et leur importance pour le développement ultérieur de l’art indien est peut-être moins grande qu’on ne l’a écrit. Il est difficile parfois d’y faire la part des éléments proprement indiens et des influences étrangères (perses et grecques). Mais ils marquent l’introduction de la pierre dans l’art indien, et ont fourni à l’Inde – outre ses symboles nationaux – quelques-uns de ses incontestables chefs-d’œuvre.

La fondation de l’empire

En 326, Alexandre le Grand, marchant vers ce qui serait plus tard Delhi, est arrêté sur la Beas par une révolte de son armée qui aspire au retour et qu’effraient les bruits qui courent sur la puissance militaire de son prochain adversaire, Agrammès/Xandramès, roi des Prasioi («Orientaux») et des Gangarides: son armée compterait 20 000 cavaliers, 200 000 fantassins, 2 000 chars de guerre et 3 ou 4 000 éléphants. Les rapprochements que l’on peut faire avec les sources indiennes montrent qu’il s’agit là d’un souverain de la dynastie des Nanda, roi du Magadha (Bihar méridional), le plus important royaume de la vallée du Gange à l’époque. Il semble que le fondateur de cette puissante et riche dynastie n’appartenait pas à la classe des k ルatriya (nobles-guerriers), qui, dans le système traditionnel indien, ont seuls le droit de devenir rois, et qu’il ait dû briser l’opposition de ceux-ci. Son renversement par Candragupta («protégé par la Lune»), k ルatriya du clan Maurya, aidé par le brahmane Kau レilya, rétablit une situation plus conforme à la théorie.

Le passage d’Alexandre dans le Panj b et dans le Sind (actuel Pakistan) s’accompagna de massacres. Les événements qui suivirent son décès accrurent encore la désorganisation de ces provinces. Candragupta, qui avait eu des difficultés avec les Nanda et s’était réfugié dans le nord-ouest, en profita pour y réunir une armée, reconquérir les provinces indiennes incorporées à l’ex-empire d’Alexandre, puis fondre sur le Magadha, renverser les Nanda et s’établir dans leur capitale P レaliputra (Patna).

Les souverains maurya

L’avènement de Candragupta doit presque sûrement être placé en 313 avant notre ère. En 305 Seleukos Ier voulut reconquérir les satrapies de la vallée de l’Indus. Il dut y renoncer et, en échange de 500 éléphants et, peut-être, d’une alliance matrimoniale, reconnaître à Candragupta la souveraineté des territoires contestés, y compris l’Arachosie (Kandahar) et la région de Kaboul. Un ambassadeur séleucide, Mégasthène, séjourna quelques temps à P レaliputra.

Candragupta régna vingt-quatre ans. Son successeur, Bindus ra, dont le règne dura vingt-cinq ou vingt-huit ans, continua à entretenir des relations suivies avec les monarchies hellénistiques de Syrie et d’Égypte. Son fils A ごoka («joie») le remplaça vers 264, peut-être après avoir assassiné ses frères. Sous son règne, l’empire maurya s’étendait de l’Hindou-Kouch et des premières pentes de l’Him laya jusqu’au Mysore inclus. À l’est et à l’ouest, il n’était borné que par l’Océan. Les quelques royaumes restés indépendants dans le Sud, de même que Ceylan, étaient des quasi-protectorats. L’empire ne survécut guère à A ごoka, qui disparut vers 227 avant notre ère. Ses descendants se le partagèrent jusqu’à ce qu’en 176 (?) le dernier souverain maurya fût assassiné, lors d’une revue militaire, par son général en chef, Pu ルyamitra.

L’empreinte maurya

Les armoiries de l’actuelle République indienne reproduisent le chapiteau aux lions de S rn th; un autre chapiteau maurya est exposé devant le palais présidentiel à Delhi. Les deux plus grands hôtels de Delhi s’appellent Maurya et A ごoka . Pour les dirigeants de la République indienne, les Maurya sont ainsi devenus le symbole de la grandeur et de l’unité indiennes. Leur règne est en effet le seul moment où, après une guerre dite «de libération», l’Inde presque entière est unifiée sous une dynastie indienne, où elle affirme une puissance militaire qui lui permet de négocier d’égal à égal avec les grandes puissances du monde méditerranéen, où chacune des religions nationales de l’Inde trouve son patronage le plus prestigieux (Candragupta était jaïna, Bindus ra hindou et A ごoka bouddhiste), le moment enfin où l’Inde, par la voix d’A ごoka, donne au monde des leçons de pacifisme et de non-violence.

Le souvenir de cette époque n’a jamais disparu de la tradition indienne. Les textes jaïnas mentionnent constamment Candragupta, converti sur le tard au jaïnisme, et datent de son règne une importante migration des Jaïnas vers le Sud. A ごoka est un personnage légendaire pour les bouddhistes. Le brahmane Kau レilya, appelé aussi C ユakya, mentor et Premier ministre de Candragupta, est considéré comme le plus grand théoricien politique indien. On lui attribue des maximes de politique et un traité de gouvernement, l’Artha ご stra , dont la date est fort discutée. Il est le héros d’une pièce de théâtre, la Mudr r k ルasa de Vi ご khadatta (écrite entre le IIIe et le VIIIe s. de notre ère), dont le sujet est la prise du pouvoir par Candragupta. L’Inde maurya fascina également le monde grec: d’importants extraits de la relation de voyage de Mégasthène ont pu ainsi être conservés.

La société maurya

On trouve dans les manuels une description détaillée des rouages administratifs de l’empire, décrit comme extraordinairement centralisé. Elle est extraite pour l’essentiel de l’Artha ご stra , qui n’est probablement pas d’époque maurya, et qui ne décrit certainement pas un empire aussi vaste que celui de Candragupta. Aussi doit-on se borner aux sources plus sûres, mais plus succinctes, que sont les extraits du récit du voyage de Mégasthène et les inscriptions d’A ごoka. Encore faut-il souligner qu’elles valent surtout pour la vallée du Gange.

La monarchie maurya était absolue et autoritaire; elle s’appuyait sur une administration très complexe, une police politique efficace et une énorme armée permanente, entretenue aux frais de l’État, avec des arsenaux, des haras et un remarquable service d’intendance. Dans les villes, les fonctionnaires étaient très spécialisés. Ils avaient presque toujours des attributions économiques, car le roi avait la propriété éminente du sol et du sous-sol, et la rente foncière était – avec le produit des mines et des forêts – la ressource essentielle de l’État. La structure de l’État ne paraît pas avoir été unitaire: c’était un agrégat de petits royaumes vassaux, de tribus, de villes autonomes, de provinces administrées directement par la couronne. Des vice-rois aux pouvoirs mal définis, probablement proches parents du roi, résidaient dans les grandes capitales provinciales et veillaient à l’exécution des ordres royaux.

La société était divisée en groupes professionnels théoriquement héréditaires et endogames, qui laissent présager le système des castes. Les esclaves jouaient un rôle si peu important dans la production que Mégasthène nie leur existence. Nous avons peu de témoignages précis sur l’activité économique. Les textes permettent de parler d’un développement de la production artisanale et du commerce interprovincial. Mégasthène signale l’attention apportée aux ouvrages d’irrigation, aux routes et au contrôle des opérations commerciales. Cela est confirmé par l’intensification de la circulation monétaire à cette époque: les monnaies poinçonnées maurya (punch-marked coins ), émises par l’État ou par des banques privées, se trouvent par milliers. Pour le reste, l’archéologie n’apporte que de maigres précisions: l’usage du fer devient véritablement courant dans l’Inde entière; dans tout le bassin du Gange se répand une poterie de luxe, très fine et très dure, d’un noir brillant, le N.B.P.W. (northern black polished ware ).

L’urbanisme traditionnel

Le seul site maurya largement dégagé est Taxila (Bhir Mound), près de Rawalpindi, dans l’actuel Pakistan. C’était une ville ancienne, métropole du Nord-Ouest, siège d’un vice-roi. Son aspect ne change pas sous les Maurya: petites maisons mal bâties de cailloux et de boue; rues étroites, sinueuses et mal pavées; pas d’édifice public marquant, sauf, peut-être, une structure absidale au centre de la ville. La fouille du village de Sonkh, près de Mathur , a abouti à des découvertes analogues.

Mégasthène donne une brève description de P レaliputra. La cité aurait eu la forme d’un parallélogramme de 14,4 km sur 2,7 km. Elle était entourée d’un mur de bois, protégé par un fossé large de 180 m. Le mur d’enceinte comptait 570 tours et 64 portes. Ces chiffres fournis par Mégasthène peuvent comporter une part d’exagération, mais des fouilles réalisées à Patna ont effectivement révélé l’existence d’une double muraille composée de deux rangées de poutres verticales accolées, hautes de 5 mètres. L’espace entre ces deux parois, large de 5 mètres, était occupé par un plancher et une couverture faits de poutres du même type, placées horizontalement. Cette armature, probablement remplie de terre, constituait un rempart capable de résister aux crues du Gange.

Influences étrangères

La ville de えi ごup lga リh en Orissa, peut-être fondée au IIIe siècle avant notre ère, présente un aspect très différent de ces villes purement indiennes. Elle a été à peine fouillée, mais son plan carré, ses entrées monumentales, le soin apporté à la construction du rempart de terre et de latérite, représentent une telle rupture avec l’urbanisme de l’Inde ancienne que l’on y suppose à bon droit l’influence d’architectes grecs, attirés en Inde par la puissance des Maurya.

En 1912 furent dégagés à Patna les restes d’un édifice que beaucoup considèrent comme le palais de Candragupta et qui consiste en une grande salle hypostyle, comportant plus de quatre-vingts colonnes de grès poli, hautes de 6 à 7 mètres. Ce plan évoque immédiatement celui de la salle d’audience de Darius à Persépolis. Sur le même emplacement avait été découvert un chapiteau à volutes, dont la forme rappelle celle de certains chapiteaux de Persépolis, décoré de rosettes semblables également à celles de Persépolis, mais aussi de palmettes qui évoquent davantage l’art hellénistique. On ne connaît pas en Inde de restes plus anciens d’une grande architecture en pierre de taille. L’introduction en Inde de ces techniques et de ces modèles procède incontestablement, de la part des souverains maurya, d’une volonté politique: celle d’élever, à l’imitation des grandes puissances passées (Achéménides) ou contemporaines (royaumes séleucide et bactrien), des monuments dignes de leur puissance. Pour ce faire, les Maurya attirèrent à leur service des artistes et des artisans perses, sans travail depuis la chute des Achéménides, et, grâce aux relations suivies qu’ils entretenaient avec l’Orient hellénistique, des artistes grecs ou hellénisés. La difficulté est dès lors de démêler ce qui, dans l’art maurya, appartient en propre à l’Inde, à la Perse, et à la Grèce.

Ainsi les grottes artificielles de Bar bar et N g rjuni, au sud de Patna, imitent clairement par leurs volumes les huttes de bois des ascètes indiens. La façade de la plus belle d’entre elles, la grotte de Loma ごa R ルi, est la transcription en pierre d’une porte et d’une avancée de toit en bois. Les habitations troglodytes sont suffisamment répandues pour que l’on ne cherche pas l’origine de ce procédé dans les tombes achéménides, mais le poli des parois évoque celui des sculptures de Persépolis.

Les colonnes dites d’A size=5ごoka

Ces colonnes, dont seize subsistent, sont en grès, provenant probablement de Chunar, près de Bénarès. Le fût, toujours lisse et poli à l’émeri, est monolithe; il peut peser jusqu’à 40 tonnes, et l’on imagine l’exploit qu’a représenté le transport de ces blocs sur des centaines de kilomètres. La colonne est fichée directement dans le sol; elle est couronnée par un chapiteau (fixé par un tenon) en forme de cloche décorée de pétales de lotus (?); l’abaque, carré ou circulaire, est souvent décoré de rosettes ou d’animaux passant; il est surmonté d’un animal, assis ou debout. À S rn th les lions adossés étaient surmontés d’une grande roue, symbole de l’empire du monde et de la foi bouddhique, qui culminait à 12,80 m au-dessus du sol.

Nous empruntons à M. J. Irwin qui a renouvelé le sujet, le tableau ci-dessus.

Grâce à J. Irwin, on sait désormais que les colonnes 1, 6, 11, 14 et 16 sont peut-être pré-a ごokéennes; que les colonnes 5 et 15 ont été érigées sous A ごoka; et que les colonnes 3, 4, 7, 8 et 10 ont été érigées vingt-six ans après le sacre d’A ごoka. Le symbolisme de ces colonnes isolées, dressées au centre des villes (6), près de lieux saints bouddhiques (2, 12, 13, 15) ou hindous, (1) est sûrement indien. Ce sont des représentations de l’axe du monde qui sépare le ciel de la terre. Mais le passage du bois à la pierre, le monolithisme et le polissage des fûts dénotent une technique étrangère (perse), encore que les colonnes achéménides soient faites de tambours cannelés. L’absence de base s’explique par ce symbolisme: l’axe du monde jaillit du sol. Les chapiteaux rappellent les bases des colonnes de Persépolis, qui ont servi de modèle pour transcrire en pierre l’enroulement de cordes par lequel un emblème de métal était fixé au sommet des colonnes de bois primitives. Les rosettes sont assyro-achéménides, mais les palmettes et le traitement des animaux les plus beaux paraissent grecs. Les animaux, s’ils perpétuent de plus anciens emblèmes de métal, sont néanmoins sculptés à l’imitation des chapiteaux de Persépolis, et on soupçonne parfois la main d’un artiste perse ou hellénisé. L’art officiel maurya est ainsi profondément indien dans ses symboles, mais il transcrit et magnifie ces symboles par des techniques importées de l’Iran perse ou hellénisé. Avec les Maurya, l’Inde s’ouvre au monde extérieur sans rien perdre de son identité.

Sculptures maurya

Les éléphants de K ls 稜 et de Dhauli sont sûrement maurya. Des statues colossales de génies (yak ルa ), en grès poli, aux formes lourdes, retrouvées à Parkham et à Patna, sont parfois encore attribuées à l’époque maurya. La yak ルin 稜 de D 稜darganj, autrefois dite maurya, date sûrement du Ier siècle de notre ère. Deux torses jaïnas de Lohanipur pourraient, eux, remonter au IIIe siècle avant notre ère. Dès l’époque maurya commence une production très abondante de figurines en terre cuite moulée; les plus étonnantes représentent des déesses féminines à la coiffure compliquée.

Œuvres disparues

Les temples hindous du IIIe siècle n’étaient sans doute que de simples chapelles. L’existence de statues de culte anthropomorphes doit cependant être présumée, si l’on tient compte des figurines mentionnées plus haut et d’autres représentations légèrement postérieures: ainsi des monnaies indo-grecques d’Agathocle (vers 180 av. notre ère) portent l’image de statues de V sudeva/K リルユa et de Balar ma.

A ごoka est censé avoir bâti 84 000 st pa dont aucun n’a été entièrement dégagé; ils sont en effet la plupart du temps englobés dans des édifices plus récents. L’existence de nombre d’entre eux est cependant certaine; leur apparence est connue par des sondages archéologiques et par leurs représentations sur des monuments plus tardifs (Bh rhut, S ñc 稜). De forme hémisphérique, ils étaient revêtus d’un parement de pierre et surmontés d’un parasol. Entourant le st pa , une barrière, à l’origine en bois, mais qui commence à être édifiée en pierre sous les Maurya, délimitait un promenoir auquel donnaient accès des portes orientées vers les points cardinaux.

Descendance de l’art maurya

Dans l’Inde gangétique et méridionale, Si ごup lga リh reste une exception: on n’y connaît pas d’autre ville à plan hippodamien. De même, aucun édifice indien ultérieur ne peut être comparé au palais de Patna. En revanche, les chapiteaux indo-persépolitains sont longtemps restés le type normal du chapiteau indien. On les voit sur de nombreux reliefs, mais aussi à Vidi ご /Besnagar (colonne d’Héliodoros, vers 100 av. notre ère) et dans les grottes bouddhiques du Mah r ルレra, aux premiers siècles de notre ère. Comme à Lom ごa R ルi, la façade et l’intérieur de ces grottes imitent souvent une architecture de bois. Quant aux st pa indiens, ils découlent tous, en dernière analyse, des st pa a ごokéens.

L’art bouddhique de l’Inde paraît donc le véritable héritier de l’art maurya; mais cette assertion n’est peut-être qu’une apparence, car l’art hindou du IIIe siècle nous est inconnu, et son influence sur l’évolution ultérieure de l’art indien ne peut donc être estimée. Reste toutefois le fait capital que la politique de prestige des Maurya a introduit en Inde l’usage de la pierre et les techniques avancées de l’Iran perse et hellénisé. Si cette influence étrangère a été vite absorbée au point de n’être plus reconnaissable, elle y a du moins permis la création d’un art monumental et durable.

Maurya
dynastie de l'Inde fondée à la fin du IVe s. av. J.-C. par Chandragupta et dont Açoka fut le souverain le plus illustre; Pushyamitra la renversa v. 185 av. J.-C.

Encyclopédie Universelle. 2012.

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Maurya — Maurya,   Maurja, altindisches Herrschergeschlecht. Um 322 v. Chr. von Candragupta begründet, entfalteten die Maurya von Magadha aus ihre Macht und beherrschten unter Candraguptas Enkel Ashoka den größten Teil Indiens. Die Hauptstadt der… …   Universal-Lexikon

  • Maurya — Empire Maurya monnaie maurya Les Maurya sont une dynastie hindoue fondée par Chandragupta Maurya dans l année qui a suivi la retraite d Alexandre le Grand d Inde. En effet, l incursion grecque avait mis en évidence la nécessité d un État unifié… …   Wikipédia en Français

  • Maurya — Das Maurya Reich (Sanskrit, मौर्य, maurya) ist der Staat einer altindischen Dynastie im Zeitraum zwischen 320 und 180 v. Chr. Silbermünze des Maurya Reichs Gegründet um 320 v. Chr. von Chandragupta Maurya († um 297 v. Chr.), hatte das Reich… …   Deutsch Wikipedia

  • Maurya — Mauryan, adj. /mowr ee euh/, n. a member of an ancient Indian people who united northern India and established an empire 322 184 B.C. * * * …   Universalium

  • maurya — मौर्य …   Indonesian dictionary

  • maurya — mau·rya …   English syllables

  • Maurya — /ˈmaʊrjə/ (say mowryuh) noun a dynasty of India lasting from c. 321 BC to c. 185 BC; under its influence there was a great development of Indian civilisation …   Australian English dictionary

  • maurya — …   Useful english dictionary

  • Maurya caste — Maurya (Maurya, Maury, Moriya), Kanojiya or Kushwaha (कुशवाहा) is an agricultural/farming Hindu community. Koiry, Kushwaha, Shakya and Kashi or Kachi belong to Maurya caste. Mauryas are traditionally involved in agricultural activities, farming… …   Wikipedia

  • Maurya Rajadhani — (Тривандрум,Индия) Категория отеля: 4 звездочный отель Адрес: Statue General,Hospital Road …   Каталог отелей